Les intérêts composent toujours... Les passions jamais.
J'appartiens à la famille des rosacées.
Au Viet-Nam, je pointe le bout de mon nez en février,
juste pour la Fête du Têt. Je suis symbole de bonheur.
En Anjou, comme je suis frileux, c'est en avril que j'apparais.
On m'installe bien volontiers au bout d'un rang de vigne
ou dans les jardins citadins.
En l'occurrence, je vis dans un jardin de ville depuis 2007.
Pendant l'absence de ma maîtresse, des mains bienveillantes m'ont planté là.
Depuis, je m'épanouis près du vieux mur de pierres et du rosier grimpant.
Et cette année, si la lune rousse ne me brûle pas les ailes,
je crois bien que ma petite maîtresse va commettre d'horribles péchés.